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Procès de Gbagbo-Blé / Un ex-sergent chef révèle: « Ce n’est pas vrai ce que je dis »



Le 31è témoin du procès Gbagbo-Blé est Dosso Sinaly, un sergent-chef à la retraite. Son témoignage, portant sur les écoutes téléphoniques qu’il y a réalisé durant la crise post-électorale de 2011, est plein de suppositions et truffé d’incohérences. Ci-dessous, un pan de sa déposition.
(…) Me O’shea : M. le témoin vous disiez lors de votre témoignage que les transmissions que vous avez entendu vous ne les avez pas enregistrés. Il  y avait-il une raison qui fait que vous ne pouviez pas obtenir l’équipement nécessaire pour un enregistrement ?
Témoin : Je n’avais pas les moyens d’avoir des choses, des magnétos, je ne les avais pas. Si j’avais des magnétos et des cassettes je n’hésiterais pas à les utiliser. Mais si dans cette entreprise, je savais que ‘allais venir témoigner ici, je vous jure que j’allais chercher les moyens pour apporter des preuves. Je n’ai jamais pensé un instant que cela allait arriver.
Me O’shea : A un moment donné, est-ce que vous avez pris contact avec les autorités de la Côte d’Ivoire pour leur donner les informations qui étaient en votre possession et qui venaient de ces communications ?
Témoin : Je vous a dit ça ici hier (8 février 2017, ndlr) qu’en aucun moment, qu’en aucun instant, je n’ai été contacté par les autorités actuelles qui étaient confinés à l’époque à l’hôtel du Golf. Je n’ai jamais eu de contact avec les autorités excepté mon ami donc j’ai déclaré son nom ici. Lui, il a lu quand « Cosmos » a dit de terminer la colonne des dix personnes. Je l’ai appelé à l’hôtel je lui ai dit « attention mon ami, faites attention, la rentrée vers le Plateau est difficile. Avant de le faire, prenez toutes les précautions ».  Pour lui, c’est d’ami à ami et aucune autorité sur place n’est entrée en contact avec moi et personne ne m’a mandaté. C’est de mon propre gré que j’ai fait cela.
Me O’shea : Lorsque la crise est arrivée à son terme avec l’arrestation de Laurent Gbagbo, il était obligé de quitter sa résidence présidentielle, est-ce que vous n’avez pas pris contact avec les autorités pour leur dire que vous avez des informations importantes que j’ai entendu par le biais des communications au cours des conflits ?
Témoin : Je pense que vous êtes bien placé pour mener vos enquêtes. Je n’ai jamais une autorité pour lui dire « voilà j’ai des documents. Je ne suis pas un vendeur de document et aucune autorité n’est venue me voir pour savoir si j’a ii des renseignements ». Jamais. Remmenez vos enquêtes, retourner en Côte d’Ivoire et demander si quelqu’un m’a approcher pour me demander si j’ai des renseignements. Jamais ! Même mon ami à qui je parle, je ne lui ai jamais donné un document.  Je l’ai appelé au téléphone.
Me O’shea : Si les choses se sont déroulé comme ça, comment se fait-il que vous êtes entrés en contact avec la Cour Pénale Internationale ?
Témoin : Est-ce que vous pouvez demander à la Cour comment elle a fait pour entrer en contact avec moi ?
Me O’shea : Qu’est-ce que vous en savez sur le sujet ?
Témoin : Ce que je sais, je n’ai jamais approché la Cour pour leur dire venez. Non ! J’ai un ami européen avec qui je causais et je lui ai dit que j’ai une information avec cette histoire de l’hôtel qui m’intrigue. Il m’a dit « Ah bon » ! J’ai dit oui. Je lui ai dit que je ne suis pas sûr. Mais quand j’ai entendu des colis à récupérer à l’hôtel et qu’àprès cela, j’ai appris sur RFI et France 24 qu’il y a des gens qui ont été kidnapés, j’ai fait allusion à ça, j’ai fait allusion à ces colis. Il m’a dit que comme nous sommes là, je vais te présenter l’équipe de TF1. Il y a une émission sur TF1 dont j’ai oublié le titre mais c’est animé par M. Rosenberg je crois. Ils m’ont approché. Je ne les connaissais pas et c’est cet européen-là qui les a fait venir. Eux me posais des questions. J’ai répondu la même chose. Je leur ai dis voilà ce que je sais sur cette affaire. Ce n’est pas vrai ce que je dis mais vérifier l’indicatif que je vous donne. « Cosmos » il doit en savoir quelque chose. L’émission s’appelle 7 à 8. Je sais que c’est de là que les enquêteurs de la CPI ont eu vent. Ils m’ont cherché naturellement et ils m’ont retrouvé. Ils m’ont dit qu’ils étaient intéressés. Naturellement j’avais un document. Il était à moi de leur dire ce que je ne savais pas. Ils m’ont demandé si j’ai d’autres éléments. J’ai répondu que j’avais d’autres éléments sur la situation concernant ce que j’ai fait. C’est pas là que nous nous sommes connus.
Vendredi 10 Février 2017


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